Maux de tête : migraine ou céphalée de tension ?

Quand les maux de tête paralysent tout le corps,

Quand la douleur oblige à s’isoler dans le noir et le silence,

Quand il semble que jamais cela ne s’arrêtera ou que bientôt cela va revenir encore…

Il est urgent de se rappeler que cela n’est pas une fatalité.

Je vous avoue qu’avant de rencontrer Marie Paule Lagrange, fondatrice et directrice de l’Institut du Mal de Tête, j’ignorais jusqu’au terme «céphalée de tension» et je savais encore moins qu’il pouvait y avoir des différences scientifiquement reconnues entre les divers maux de tête dont l’être humain est capable de souffrir.

Comme un cercle qui ne serait pas vertueux…

Les maux de tête sont un enfer dans lequel sont enfermés près de 28% des personnes interrogées dans un sondage effectué pour l’Institut du mal de tête.
Voilà un chiffre auquel nous n’avons pas envie de croire tant il semble important !
Les enquêtes effectuées par d’autres organismes de recherche médicale donnent des résultats plus modérés : environ 12% de personnes sont atteintes de migraine et 8% de céphalées chroniques.
Sur 100 personnes ayant « souvent » ou « très souvent » mal à la tête, 63 déclarent ne pas avoir réglé leur problème, 36 consultent souvent ou très souvent et 48 ne consultent jamais.

Les maux de tête qui deviennent chroniques sont si invalidants qu’ils isolent et dé-sociabilisent par la grande incompréhension qu’ils génèrent dans l’entourage. Les mots « migraine » et « céphalée » sont souvent associés à un moyen qu’aurait trouvé la personne atteinte pour se soustraire à ses engagements.

Pourtant, les maux de tête sont des souffrances terriblement invalidantes et ce que vivent ceux qui en sont atteints ne peut que difficilement s’imaginer… L’isolement dans lequel ces douleurs les plongent est injuste et renforce encore les souffrances physique et psychologique liées à la survenance de ces douleurs. 

Comment distingue-t-on les « migraines » des « céphalées de tension » ? **

Commençons par la migraine puisqu’elle a une étymologie :

HEMI, devenu MI– moitié + CRANIA, devenu GRANIA – crâne.

La migraine est localisée sur une moitié de la tête, soit à droite, soit à gauche, quelquefois les deux.
La migraine se manifeste par crises : avant et après cette crise, il n’y a rien. Elle dure de 4 à 72 heures et peut s’accompagner de nausées. La personne migraineuse n’aura de répit que dans le noir et le silence, parce qu’elle ne supporte ni le bruit ni la lumière.
Les migraineux sont habitués au fait que cette crise sera suivie d’une autre. Juste après une crise terrassante de migraine, une sorte d’énergie fulgurante se met à déborder. Ceci permet de reprendre rapidement le cours de ses activités et même parfois de rattraper son retard.
Si les crises de migraines commencent à se répéter, il est courant que le migraineux soit tout entier tendu vers LA prochaine crise. Ce qui va générer une tension supplémentaire dans le corps et dans le mental.

Mais alors, quelle différence avec la « céphalée de tension » ?

La céphalée de tension s’installe à une date précise et ne va plus quitter l’individu qui en souffre.
Contrairement à la migraine, elle n’est jamais unilatérale et peut durer des mois, voire des années.

La douleur est continue et ne laisse aucun répit, elle est là tous les jours, dès le réveil et jusqu’au coucher.

La céphalée de tension est aussi appelée « céphalée de stress », elle est née d’une histoire douloureuse et apparaît à l’occasion d’un événement déclenchant qui renvoie à cette histoire.

La céphalée ne trouvera sa fin que lorsque la situation aura pu être « dit-gérée ». D’où le rôle indispensable de la psychothérapie par un(e) psychologue spécialisé(e) dans le traitement des céphalées.

Il existe un autre mal de tête chronique, celui de l’abus médicamenteux. La céphalée chronique quotidienne par abus médicamenteux (CCQAM) est caractérisée par des maux de tête pour lesquels la douleur réapparaît dès la fin de l’effet du médicament. Ces céphalées obligent la personne souffrant de maux de tête à reprendre des médicaments dès que la douleur revient. C’est en fait l’abus médicamenteux qui entretient le mal de tête qui aurait pu ne jamais apparaître avec un traitement pris avec précaution.

Que peut apporter la sophrologie aux personnes souffrant de maux de tête chroniques ?

La sophrologie vient en complément d’un traitement adapté. Elle ne remplace en aucun cas un traitement médicamenteux approprié, délivré par un médecin. L’accompagnement par un psychologue spécialisé, de la personne souffrant de céphalées chroniques va lui permettre de devenir actif dans la prise en charge de ses maux de tête et de mieux comprendre son fonctionnement personnel et de mieux suivre les recommandations et les prescriptions du médecin.

Les patients souffrant de migraine ou de céphalée de tension arrivent souvent dans un état de stress et de désespoir devant l’impossibilité de se débarrasser de ces maux de tête.
Pour les migraineux dont le stress est engendré par la douleur et par la crainte d’une prochaine crise, le travail en sophrologie va être de compléter le travail plutôt intellectuel d’apprentissage par une mise en situation plus détendue de l’individu.

Les techniques de la sophrologie, qui s’adressent plus à l’affectif et au corps, relaxation, respiration, apaisement, visualisation d’images positives, vont lui apporter un bienfait apaisant qui l’aidera à mieux lâcher prise.

Pour ceux qui souffrent de céphalées de tension, les apports sont les mêmes, avec une amélioration du sommeil, une modulation de la douleur.

Il reste possible d’agir sur ces maux de tête chroniques, quelle que soit la forme qu’ils aient pris et depuis combien de temps.

* Sondage réalisé pour l’Institut du Mal de Tête par la Société Catherine Delannoy et Associés
**Je me suis appuyée ici sur l’ouvrage publié par Marie Paule Lagrange « Maux de tête chroniques, comment les soigner » aux éditions 2ème édition.

Vous souffrez de maux de tête et souhaitez compléter votre traitement par la sophrologie

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