La culpabilité

Quand il y a culpabilité, il y a un(e) coupable… Mais ce n’est pas forcément celle ou celui qu’on croit…

La culpabilité est largement répandue, particulièrement dans l’univers des femmes.

C’est de ces femmes en souffrance dont je voudrais parler ici, de celles qui vivent leur culpabilité avec courage.

Qu’est-ce que la culpabilité ?

Définition du Larousse :

1-Etat de quelqu’un qui est coupable d’une infraction ou d’une faute
2-Sentiment de faute ressentie par un sujet, que celle-ci soit réelle ou imaginaire

Dans cet article, il n’est point question des coupables se définissant comme ayant commis une infraction ou une faute qui soit du ressort de la justice.
Je parle plutôt volontiers des femmes dans ce sujet, celles qui portent une culpabilité impalpable mais tellement pesante qu’elle finit par les ensevelir, les faire souffrir.

La culpabilité nuit !

Elle dévore de l’énergie, est très chronophage, empêche la réalisation de projets, génère des frustrations, entraîne des manifestations et des réactions décalées avec la réalité. C’est peut-être parce que, finalement, la culpabilité est elle-même décalée par rapport à la réalité… ?

Quand il y a culpabilité, il y a un(e) coupable !

La culpabilité relate d’une  auto-accusation de quelque chose.

Mais comment juger ses propres actions et surtout depuis quel point, quel angle de vue ? Cela se complique un peu, n’est-ce pas ?

Je vous donne un exemple

Ceci est un exemple simple, il en existe autant d’autres qu’il existe de personnes « coupables ». Il peut être transposé dans d’autres cadres, avec les parents, les enfants, les frères, les sœurs, les grands-parents, la famille, les amis, le monde du travail…

Agathe, qui travaille (parfois trop) à l’extérieur, culpabilise de manquer de temps pour sa famille.
Sophie, qui s’occupe de sa famille et ne travaille pas à l’extérieur, culpabilise parfois de ne pas contribuer à « nourrir » sa famille, bien que ce soit elle qui cuisine chaque jour…

La culpabilité, elle, n’est pas si simple. Elle se niche parfois jusqu’au tréfonds de la femme au point même qu’elle s’autorise parfois tout juste à respirer.
Plusieurs points de vue sont envisageables pour que l’une ou l’autre de ces femmes pense au fond d’elle-même ne pas s’occuper correctement de sa famille :

Ceci peut renvoyer Agathe :

  • Au fait qu’elle ne s’intéresse jamais aux devoirs de ses enfants parce qu’elle préfère leur lire une histoire avant qu’ils ne s’endorment.
  • A la comparaison qu’elle fait avec une de ses amies, qui, elle, ne travaille pas autant au bureau ou qui ne travaille pas à l’extérieur et trouve le temps de superviser les devoirs de ses enfants
  • A une réflexion de son entourage du type : « Les devoirs des enfants sont (si) mal faits et il est évident que personne ne les aide ».
  • A une demande effective des enfants…

Ceci peut renvoyer Sophie à :

  • Au fait qu’elle ne se sente pas capable d’aller gagner elle-même la nourriture qu’elle prépare chaque jour pour sa famille
  • A l’idée qu’elle se sente perdue dans des dîners ou d’autres parlent de leur évolution professionnelle et se sente déconnectée du monde « réel »
  • Au fait que sa famille vivrait mieux si elle participait aux frais du ménage
  • A une remarque effective de son époux…

Toutes ces possibilités sont relatives. N’est-ce pas ? Toutes appellent une autre réponse possible, avec un peu de recul.

Finalement, comment s’explique la culpabilité de ces femmes ?

Et pourquoi ne serait-ce pas la culpabilité de quelqu’un d’autre ?

Cet exemple est transportable dans toutes les situations de culpabilité, en dehors des délits réels qui mènent à une accusation juridique, puisque c’est mon postulat de départ.

Pourtant, il y a ici un juge ici. Pire ! Le juge est partie intégrante de cette condamnation : c’est la femme elle-même qui se déclare coupable !
Pour cela, elle prend aussi un bon avocat : elle-même. Elle trouve de nombreuses excellentes raisons de justifier ses dires, parfois même, elle avance des preuves !

La réalité a fui, elle a cédé la place à des commandements de vie personnels, sociaux ou familiaux : « Il faut / je dois m’occuper plus de mes enfants, il faut /je dois trouver le moyen de rapporter ma part dans le ménage, etc… »
Lorsqu’on ne remplit pas ses devoirs, la punition n’est pas loin… Certaines choisissent donc de se l’infliger : elles culpabilisent.

Ces « commandements » ou « devoirs auto-infligés » ne sont pas facilement repérables pour la personne qui supporte tout le poids de sa culpabilité.

C’est alors que la Sophrologie peut intervenir en :

  • Apprenant à « respirer », dans tous les sens du terme
  • Favorisant le retour à soi pour améliorer l’estime de soi
  • Augmentant la confiance en ses possibilités
  • Facilitant la prise de recul nécessaire pour comprendre son cheminement
  • Reconnectant l’individu avec ses valeurs profondes, ses moteurs de vie
  • Autorisant le lâcher-prise

J’ai eu le très grand bonheur de suivre des femmes qui s’autoproclamaient coupables et de les observer lever, les uns après les autres, leurs propres commandements pour les transformer en des actions bénéfiques pour elle-même et pour leur entourage, qu’il soit personnel ou professionnel.

Je vous reçois en cabinet, en toute confidentialité, et sans jugement.

Je cherche avec vous des solutions simples pour faire cesser ce jugement que, peut-être, vous vous infligez trop durement.

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