Mandala thérapeutique

Les mandalas, nous en croisons des rayons entiers dans les rayons des libraires, tous plus grands, petits, colorés, beaux, sauvages, exotiques, antiques, psychédéliques, anti-stress les uns que les autres. Aujourd’hui nous vivons dans un monde visuel, les images sont partout.
Le mandala est une image, une représentation visuelle, une porte d’entrée différente et plus symbolique.

Mais un mandala, c’est quoi au juste ?

Un coloriage pour adultes ? Un coloriage pour enfant ?

Le mot « mandala » en sanscrit veut dire « centre ». Et, par extension, tout ou presque possède un centre dans l’univers, dans la nature, dans l’Homme, dans son corps, dans ses cellules, dans ses pensées…

Le mandala est né de traditions hindouistes et bouddhistes, mais il connaît aussi une origine occidentale avec les rosaces.
Carl Gustav Jung, psychanalyste au début du 20ème siècle présente le mandala comme un élément archétypal, universel – et donc thérapeutique.
Il expérimente les mandalas pour lui-même à une période difficile de sa vie et l’intègre très vite à sa pratique pour son intérêt à ramener un état de calme profond. Sa forme fait du mandala un élément pacificateur qui a un sens.
Le mandala devient thérapeutique.

Qu’est-ce qu’un mandala thérapeutique ?

Aujourd’hui nous vivons dans un monde visuel, les images sont partout.
Le mandala est une image, une représentation visuelle, une porte d’entrée différente et plus symbolique.
La façon de penser se reflète dans les formes et les structures mises en œuvre dans le cercle tandis que les sentiments s’expriment au travers des couleurs choisies.
Un mandala thérapeutique va s’utiliser lors d’un accompagnement autour d’un besoin, d’une demande. Il se dessine avec des couleurs, des formes évocatrices ou non, concrètes ou abstraites pour permettre à chacun de déposer ce qu’il ressent face à une situation donnée ou choisie.

Le mandala réunit :

Les 2 hémisphères du cerveau
  • Hémisphère droit
    • Coloriage + dessin  = traitement de l’espace + rythme + harmonie des couleurs
  • Hémisphère gauche
    • Regard analytique = interprétation + verbalisation
Le conscient et l’inconscient
  • L’expérience du mandala est un pont entre le conscient et l’inconscient, la pose des formes, des couleurs (inconscient) et leur compréhension (conscient).
  • En dessinant un mandala, je peux me surprendre et donc me révéler à moi-même.

Pourquoi j’ai ajouté le mandala thérapeutique à ma pratique ?

Je me penche sur tout ce qui concerne le corps.
Et, dans la création d’un mandala, le corps « s’applique », et donc s’implique.
En plus de l’intérêt évident de mobiliser principalement le cerveau droit, le mandala apaise.
Pour dessiner, il faut produire des mouvements délicats. Voilà qui va réguler très vite l’utilisation du système nerveux qui est mobilisé différemment que dans les actions menées au quotidien.
Le mandala se dessine et se colore, ce qui fait travailler sa respiration autrement.
Pour créer un mandala, le corps s’apaise naturellement. Dans un état d’agitation, on comprend vite que la réalisation se complique. C’est ainsi que la respiration va se « caler » en favorisant du même mouvement l’apaisement des pensées par un recentrage rapide et efficace. Ce recentrage se prolonge après l’exercice du mandala.
De plus, le mandala est une façon parfaite, de par sa « ronditude », de poser ou de s’exposer sans mots.
Un moyen exquis – je suis adepte ! – de prendre du temps pour soi.
C’est aussi un exercice auquel on peut s’adonner à plusieurs en prenant une grande feuille, une table ou même le sol.
Le mandala ne se dessine pas qu’au crayon, il se fait aussi avec des pétales de fleurs, des galets ou tout ce qui vous plait d’assembler en rond…

Vous avez une décision à prendre, venez la dessiner…

Vous aimerez aussi lire